Au Tribunal: Deux officiers de l'armée condamnés

Yaoundé, 28 Août 2013
© BLAISE DJOUOKEP | Mutations

Louis Patrice Amougou, Commandant de Brigade de recherche et François Nyamè Njake, son adjoint ont commis une erreur dans une enquête.

Le Tribunal militaire de Douala-Bonanjo, à Douala, a rendu son verdict hier lundi, 26 août 2013 dans l'affaire qui met en cause deux officiers supérieurs de l'armée camerounaise Louis Patrice Amougou, Commandant de Brigade de recherche et François Nyamè Njakè, son adjoint et non moins Officier de police judiciaire enquêteur. Au terme de l'affaire qui avait été mise en délibéré, le Tribunal a «disqualifié les faits de négligence (pour lesquels ils sont poursuivis, Ndlr), déclarés coupables des faits disqualifiés». Ils ont par la suite été condamnés à payer la somme de 50 000Fcfa d'amende. Les deux, accusés devront également payer les dépenses qui s'élèvent à 75 000Fcfa. La contrainte par corps quant à elle est fixée à six mois. La décision de justice a été rendue en l'absence des deux accusés. 

Louis Patrice Amougou et François Nyamè Njakè sont accusés de violation de consigne, abus de fonction, arrestation et séquestration arbitraire, diffamation, complicité d'abus de fonction et de séquestration arbitraire. Selon le président du Tribunal militaire, ils sont également poursuivis pour «non-respect des consignes d'une enquête judiciaire». Le juge a indiqué que les deux accusés ont plaidé non coupables des faits qui leur sont reprochés. Ceux-ci remontent à 2012. Louis Patrice Amougou avait alors interpellé Séraphin Nkolong dans une affaire. 


Enquête 

Il avait ensuite confié l'enquête à son adjoint, François Nyamè Njakè qui a, par la suite, déféré Séraphin Nkolong au parquet. Seulement, indique le Tribunal, le procès-verbal de l'enquête comportait une erreur, et toutes les indices de l'enquête n'étaient pas rassemblées, indique le Tribunal. 

Pendant les débats, le Ministère public avait attribué l'erreur à François Nyamè Njakè. Mais, les accusés reprochaient à Louis Patrice Amougou de n'avoir pas vérifié le procès-verbal d'enquête que lui avait soumis son adjoint afin de se rassurer que l'enquête a été bien-menée. Cependant, pour le Commandant, toutes les consignes en la matière ont été appliquées. Et pour lui, relève le juge, l'infraction a été visée dans le procès-verbal (Pv) par le Secrétaire au moment de la saisie dudit Pv. Des arguments qui n'ont pas empêché le Tribunal militaire de reconnaître leur culpabilité.




29/08/2013
0 Poster un commentaire

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 299 autres membres