Affaire Banque Atlantique: Ces titres du Trésor détournés par Essimi Menye - l'actuel ministre de l'agriculture offre 9 Milliards à Charles Metouck !

Yaoundé, 02 septembre 2013
© MARTIAL OWONA | L'Anecdote

 

Dans sa soif d'emmagasinement d'un trésor de guerre, l'actuel ministre de l'agriculture et du développement rural Essimi Menye aura entrepris de spolier les caisses de l'Etat de près de 10 milliards de francs CFA. Révélations.

 

 

Décidément, l'affaire Amity Bank mettant aux prises le gouvernement du Cameroun, la Cobac et l'institution bancaire sus évoquée ainsi que la Banque Atlantique n'a pas rendu son épilogue. Le 26 mai 2007 justement, une décision n° D-2007/216 de la Cobac venait placer Amity Bank sous administration provisoire de la Cobac avec en objectif en fin de compte de restructurer la banque afin de rétablir sa structure financière telle qu'approuvée par le gendarme des banques. 

Il faut justement dire qu'à l'époque des faits, Amity Bank comme plusieurs autres établissements du secteur privé connaissait des tensions de trésorerie qui avaient fini par contraindre le Ministre des finances d'alors Polycarpe Abah Abah à s'intéresser puis s'immiscer dans les plans de restructuration de celles-ci. D'ailleurs, une institution ministérielle en date du 08 août de la même année ordonnait le transfert des créances de Amity Bank à la SRC en vue de leur recouvrement. 


Intérêt dans l'acte et abus de fonction 

Alors que la restructuration commence à porter des fruits, Essimi Menye à la faveur des actes du chef de l'Etat du 8 décembre remplace Polycarpe Abah Abah aux finances. C'est le branlebas qui est engagé dans le cadre de l'opération commandée par la commission bancaire d'Afrique centrale-Cobac-. 

Tout d'abord et sous le conseil de ses amitiés avec Charles Metouk, directeur général de la Sonara et actionnaire dans le capital de Amity Bank à hauteur de 8,180% Essimi Menye le nouveau Minfi décide unilatérale¬ment de retirer à la Src le patrimoine de la Banque en crise. 


Plan de détournement 

Les jérémiades et les lamentations de l'administrateur provisoire désigné par la Cobac n'y feront rien. Dans les milieux huppés du Hilton hôtel où ont lieu les rendez-vous et les réunions secrètes et où loge le fils de Nkometou, on est convaincu de l'échec de la restructuration. Bien plus, Amity Bank est présenté comme un grand malade agonisant dont on attend plus que le dernier soupir. De fait ces bandits à col blanc que sont Essimi Menye et Charles Metouk peuvent en toute quiétude lui réserver des obsèques à l'image de ceux de la Biao, du Fonader ou encore du crédit agricole en toute impunité. 

Pour parvenir à leurs fins «les deux qui tuent» vont mettre à profit la position de Charles Metouk comme Président du Conseil d'administration de la Banque Atlantique. Le portefeuille des créances de Amity Bank rentré à la Src par le Minfi est reversé à Banque Atlantique de Charles Metouk. Ce dernier fera d'ailleurs mener un audit de due délégué par son commissaire aux comptes, un certain cabinet Mazars et qui surfacture ces créances à hauteur de 9 milliards 025 millions de francs CFA. 


Détournement de deniers publics 

Par lettre n°00000504/Minfi/ Sg/ DGTCFM du 10 février 2009, mon¬sieur Essimi Menye le complice de Charles Metouk met à exécution le plan de guerre: 9.025.000.000 (neuf milliards vingt-cinq millions) sont sortis des caisses du trésor au titre de «la contribution de l'Etat» dans la reprise en main par la banque de Metouk des créances de Amity Bank. 

Le plus curieux c'est que cette lettre signée d'Essimi Menye ne précise pas si cette somme est remboursable, s'il s'agit d'un don ou d'un prêt encore moins quelles sont les garanties offertes à l'Etat pour pouvoir rentrer en possession de son dû surtout que Amity Bank et Banque Atlantique sont des structures privées où l'Etat ne détient aucune part dans le capital social. Bien plus, nul ne peut dire quel aura été l'opportunité d'une telle dépense dans un pays sorti à peine de l'Ippte. 


Feuilleton judiciaire 

En mai 2009, les actionnaires de Amity Bank dont le portefeuille n'a jusque-là pas été pris en main par la Banque Atlantique et Charles Metouk saisissent la cour de justice de la Cemac suite à la fermeture de cette Banque par Essimi Menye sous le conseil de son acolyte. Le verdict est sans appel. La cour parle de violation des traités de la Cemac. L'arrêt N°010/0/CEMAC/0/09 du 13/11/2009 de la cour de justice de la Cemac rétablit les actionnaires de Amity Bank dans leur droit en leur at¬tribuant à titre de réparation des dommages causés par Essimi Menye la somme de 9.025.000.000 FCFA initialement versée dans les livres de la banque de Charles Metouk par émission des bons du trésor à son profit. Or en attendant, Charles Metouk et Essimi Menye "les deux qui tuent" ont ouvert Banque Atlantique dans les locaux de Amity Bank. Avec le même personnel presque et les mêmes mobiliers de bureau. Le crime sur lequel la diligence du TCS est attendu était presque parfait.



02/09/2013
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