Titus Edzoa: En attendant...un livre sur Mandela.

Yaoundé, 26 Novembre 2013
© Eitel Elessa Mbassi | Le Jour

Lundi, à la veille de son audience à la Cour suprême, l'ex-Sg/Pr achevait la lecture d'un ouvrage qui porte sur l'ex-Président Sud-africain.

La lecture est son passe-temps favori en prison. Le Pr Titus Edzoa a une préférence pour les ouvrages qui portent sur la médecine. Hier, 25 novembre 2013, il avait plutôt entre les mains, une biographie de Nelson Mandela, de la collection Livre de poche. Assis, en début d'après-midi (il. n'est autorisé à sortir de sa cellule qu'à partir de 12h), sur la véranda qui donne à son cachot du secrétariat d'Etat à la Défense (Sed), l'ancien secrétaire général de la présidence de la République a les yeux rivés dans son bouquin. Les salutations des gendarmes ou même des personnes qui le reconnaissent au passage ne semblent pas le déconcentrer. «Bonjour Pr», lui lance un passant. «Bonjour», lui rétorque Titus Edzoa qui se replonge aussitôt dans sa lecture.

Visiblement, l'audience qui se tient ce jour à la Cour suprême et où il est attendu ne le préoccupe pas plus que ça. A ce sujet, Titus Edzoa n'a d'ailleurs pas eu besoin de séance de travail particulière avec ses avocats. Contrairement à son coaccusé, Michel Thierry Atangana, qui a longuement travaillé avec ses conseils durant la semaine dernière.

Hier midi, avec son notaire, Me Fotso et l'un de ses avocats, Me Nana, leurs discussions ont essentiellement porté sur cette audience. Michel Thierry Atangana qui ne s'est pas présenté à la dernière audience à la Cour suprême, devrait en principe être présent aujourd'hui. Même si rien n'est sûr. Ses avocats avaient justifié l'absence de leur client par le fait qu'il n'a pas été notifié à temps de la date d'audience. Cette formalité, apprend-on, a cette fois-ci été respectée.

Le 4 octobre 2012, Titus Edzoa et son coaccusé Michel Thierry Atangana avaient été condamnés à 20 ans de prison. Ils sont reconnus coupables du détournement de 1, 136 milliard de FCFA qui représente la taxe spéciale pétrolière dans le cadre des activités du comité de pilotage et de suivi des chantiers des axes routiers Yaoundé-Kribi ; Ayos-Bonis et du détournement de 58 millions FCFA dans le cadre de l'organisation du sommet de l'Oua en 1996. Les deux accusés attendent que la Cour suprême annule cette décision ce jour.



27/11/2013
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