(((( LE MESSAGER PIUS NJAWÉ NOUS A QUITTÉ ))))
KONTRARIO

Alors qu'il était aux USA pour l'ouverture d'un nouveau parti politique camerounais, Pius Njawé est mort sur une autoroute de la Virginie


C’est un jour triste pour la presse écrite. En effet le pionnier, celui qui avait ouvert la première presse privée écrite au Cameroun, Pius Njawé est décédé ce jour du coté des USA, d’un accident de la circulation. C’est ce que l’on peut retenir des informations véhiculées dans les média camerounais, qui relatent l’information en boucle. L’accident a eu lieu en Virginie à 14h55, heure locale ((23h au Cameroun). Pius s’y était rendu pour couvrir l’ouverture d’un nouveau parti politique composé des membres de la diaspora de virginie.

Pius Njawé était jusqu'à sa mort le directeur de publication du journal LE MESSAGER, journal qu’il avait crée en novembre 1979. A travers son journal, Pius va vite s’imposer sur la scène avec son franc parlé et son ambition de dire ce qui, à l’époque, était mis sous silence par la presse nationale.



Le 27 décembre 1990, Pius Njawé et Célestin Monga sont arrêtés pour outrage au chef de l’Etat, à cause d’une lettre ouverte « La démocratie truquée » publiée par Le Messager. Avec Monga, il est condamné le 18 janvier 1991 à six mois de prison avec sursis et à 300.000 francs Cfa d’amende. En octobre 1992, après la victoire du président Paul Biya à l’élection présidentielle, Pius Njawé choisit de s‘exiler au Benin et en France. En décembre 1997 Pius Njawé est arrêté puis incarcéré à la prison de New Bell à Douala pour propagation de fausses nouvelles. Le DP du journal Le Messager avait évoqué un possible malaise cardiaque du Président Paul Biya, lors d’une édition de la finale de la coupe du Cameroun. A sa sortie, sa mission si on peut l’appeler comme ça, est toujours d’informer ses concitoyens sur l’actualité du Cameroun. Il décide même d’ouvrir une radio, qui jusqu’à ce jour, est sous scellé.

Dans son parcours, Pius Njawé a également remporté plusieurs lauriers. En 1986 il suit une formation à l’Institut International de la Communication de Montréal au Canada. En 1990, il suit une autre formation à la Maine University aux Etats Unis. Un an plus tard il reçoit à Abidjan en côte d’ivoire le prix de la Libre Expression de l’UIJPLF ; à New York, il reçoit le Press Freedom Award décerné par le Committee to Protect journalist. En 1993, il est le Président de l’Organisation Camerounaise pour la Liberté de la Presse (OCALIP), et Président de l’Union des Editeurs de la Presse Privée d’Afrique Centrale(UEPAC) en 1996. Pius Njawé a également reçu en 1993 à Berlin en Allemagne, la Plume d’or de la liberté de l’association mondiale des journaux. En 1989 il est élu président de la section Afrique de Reporters–Sans-Frontières. Ce notable Bamiléké marié et père de famille, est l’auteur de Le Bloc Note du Bagnard, sorti en 1998.


Coté jardin, cet homme de cœur militait contre la pauvreté et avait même dans sa concession sis a Bonabéri des personnes venues du Rwanda qu’il avait recueillis. Veuf depuis très longtemps, il avait perdu sa compagne dans un accident de circulation a Douala. Deuil qui l’avait abattu, il avait alors créé une association JANE and JUSTICE, pour sensibiliser la population sur les malheurs des accidents de la route ; il tentait ainsi d’inculquer aux populations l’intégration de réflexes évidents allant dans le sens de la prévention routière. Comme un symbole il disparaît également suite d’un accident de la route

www.bonaberi.com

Répondre
Pseudo :
Adresse e-mail:


Se souvenir de mes infos ( pseudo et e-mail ) :
Cochez la case ci-contre :

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 299 autres membres