Cameroun versus "Ambazonie" : Il y a des guerres qui n'en valent pas la peine ...

Source: CameroonVoice 15 01 2018

 

Lorsque Paul Biya déclara la guerre à Boko Haram sur le perron de l'Élysée le 17 mai 2014, loin du sol Camerounais, nous fûmes stupéfaits mais cela n'empêcha guère notre adhésion à cette déclaration de guerre.

Darling Nguevo‎
 

 

 



Lorsque Paul Biya déclara la guerre à Boko Haram sur le perron de l'Élysée le 17 mai 2014, loin du sol Camerounais, nous fûmes stupéfaits mais cela n'empêcha guère notre adhésion à cette déclaration de guerre.

L'on a vu un peuple en phase avec son armée, en harmonie avec les troupes. La ferveur populaire aidait à booster le moral des hommes. Nos frères, amis et proches au front n'ont pas fléchi. Je me rappelle de cet ami, sergent infirmier au BIR qui me racontait au téléphone, la bravoure des unités combattantes de nos forces de défense face aux assauts multiples et répétées des membres de la secte islamiste. Une marche de soutien en l'honneur de nos soldats a même été organisée le 28 février 2015. Bien plus encore, une collecte pour soutenir nos commandos au front a été mise sur pieds et les Camerounais ont massivement cotisé de l'argent, offert des produits alimentaires et diverses autres choses à même d'être utiles à nos hommes au front. Les obsèques organisées en l'honneur des soldats tombés au champ de guerre nous attristaient profondément. En témoigne la mort du général Kodji Jacob et du colonel Kameni.

En novembre 2016, la crise anglophone prit une autre allure. Malgré les appels à la retenue, la soldatesque réprima et humilia ces frères déjà meurtris dans leur chair. Puis vint l'escalade et la militarisation de la zone. Nous avons martelé, crié à hue et dia que la solution militaire n'était pas adéquate dans cette situation mais l'aile dure du régime a opté pour la répression, allant jusqu'à suspendre internet depuis le 1er Octobre 2017. Ceci a permis de mettre sous les feux des projecteurs les sécessionnistes ultra-radicaux. Maintenant, il faut se poser quelques questions.
 
1-    La population collabore-t-elle avec les forces de défense ?
2- La population aide-t-elle les criminels qui égorgent nos soldats ?
3- La militarisation de la zone a-t-elle freiné ou calmé la crise ?
4- La militarisation n'exacerbe-t-elle pas le sentiment d'assimilation que les anglophones ont envers les francophones ?
5- Pourquoi la ferveur populaire observée autour de l'engagement de nos forces de défense contre Boko Haram a disparu dans le cadre de cette crise ?

 


 

 


 

 


L'armée déployée en zone anglophone sert les intérêts du régime. La guerre là n'est la nôtre. Ce conflit est celui de Paul Biya. Que celui-ci retire ces troupes et engage des négociations avec des modérés ou les fédéralistes, puisque les institutions internationales et certains pays frères préconisent le dialogue. Les investissements directs étrangers ont baissé de 15% en 2017 au Cameroun et ce n'est pas un hasard. On en a marre de voir nos soldats se faire tuer.
 


16/01/2018
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