ACTUALITÉ L’avis du Pr. Shanda Tonme au sujet de l’intervention militaire américaine annoncée en Syrie : Ceux qui claironnent sur les armes chimiques qu'auraient utilisé le régime de Bachar, savent de quel côté se trouve la vérité

Publié le 29-08-2013  |  (Yaoundé - Cameroun). Auteur : Icicemac

L’avis du Pr. Shanda  Tonme au sujet de l’intervention militaire américaine annoncée en Syrie : Ceux qui claironnent sur les armes chimiques qu'auraient utilisé le régime de Bachar, savent de quel côté se trouve la véritéLe Pr. SHANDA TONME, expert des relations internationales et diplomate chevronné face aux rédacteurs en chef de huit quotidiens de six pays africains donne son avis sur l’intervention militaire américaine annoncée en Syrie. « Mais je ne suis point surpris de les entendre dire qu’ils se passeront de l’ONU pour aller attaquer la Syrie. C’est une autre constance dans la politique des Etats-Unis, c'est-à-dire piétiner l’ONU et ne s’en servir que quand cela arrange leurs intérêts stratégiques et géopolitiques. Les exemples sont nombreux dans l’histoire de l’organisation. Ce fut notamment le cas en Corée en 1952 et ce fut encore le cas en ex Yougoslavie.»

 

Icicemac: Le président américain Barack Obama a annoncé que sa conviction est faite que le régime de Bachar El Assad a fait usage des armes chimiques, et par conséquent qu’il n’épargne plus une intervention musclée dans ce pays. Qu’en pensez-vous ?

Je crois qu’avant de porter un quelconque jugement, il importe de se rappeler du précédant irakien. Les Etats-Unis parlaient alors d’armes de destruction massive qu’était sensé détenir le régime de Saddam Hussein. A l’époque il s’agissait d’intervention préventive, en somme de guerre préventive pour reprendre un concept dorénavant en cours dans les enseignements des écoles de guerre. Pour ce cas là, les Etats-Unis ne disaient pas que des armes chimiques avaient été utilisées, ils voulaient éviter cette éventualité. Vous connaissez comme moi la suite, un grossier mensonge qui a contraint l’ancien secrétaire d’Etat Collin Powell, à passer une retraite honteuse. Il rase aujourd’hui les murs dans son propre pays pour avoir brandi des cartes fabriquées de toute pièce au conseil de sécurité. Ne parlons même pas de Georges Bush, son patron. Ces gens ont couvert l’Amérique de honte et accentué la haine entre les peuples.

Est-ce que le fait que Obama suive le même chemin ne vous embête pas en tant qu’Africain ?

Je ne vois aucune relation directe entre Obama et moi ni avec l’Afrique quand il s’agit de géopolitique et d’intérêts nationaux. Tous ceux qui avaient un peu trop cru au contraire en ont eu pour leurs frais. La constance de la politique étrangère des Etats-Unis repose sur un messianisme dominateur, insolent et condescendant qui ne dépend pas des personnes, mais bien des principes généraux et des fondements cardinaux inaltérables. En quoi est-ce que l’arrivée d’un Noir à la maison blanche allait changer ceci ou cela, objectivement parlant ?

Revenons sur les accusations des Occidentaux, les mettez-vous en doute définitivement et si oui, pourquoi ferait-on tant de bruits ?

Si vous avez parfaitement suivi les séquences des événements et analysé les différentes étapes, vous comprendrez très vite que seule la supposée rébellion peut avoir, en coaction avec les agents des services occidentaux maintenant nombreux sur le terrain, fait usage des armes neurotoxiques dont il est question. Le décor et les étapes ont été savamment planifiés et exécutées. C’est depuis plus d’un an que Hollande par exemple de sa propre bouche, avait déclaré que la France disposait des conseillers militaires sur le terrain en Syrie. Je peux vous dire que la Syrie est même très forte, puisque dans les faits, ce sont des armées de l’OTAN et celle d’Israël qui combattent depuis plus de deux ans en lieu et place de ce qu’ l’on appelle tantôt résistance, tantôt armée syrienne libre, et tantôt martyrs. Toute l’histoire est un grossier montage. Ces comploteurs avaient dès le début annoncé par quelle prote et par quels prétextes ils engageraient la guerre contre la Syrie et nous y sommes entièrement.

Et la France alors dans tout cela, comment Hollande peut-il suivre aveuglement les Américains surtout quand on sait que la France en son temps, dirigé par Jacques Chirac, s’était fermement opposé à la guerre en Irak ?

Votre question est très intéressante, parce qu’elle nous permet de lever un voile sur le grand paradoxe de la classe politique française par rapport aux constructions permanentes ou circonstancielles de la diplomatie planétaire. Il faut savoir, et c’est ce qui surprend parfois, que les socialistes en France voire en Europe, ne sont ni des nationalistes au sens idéologique plein du terme, ni des patriotes au sens purement politique. Traditionnellement ils n’ont pas de constance idéologique et naviguent objectivement à droite sur les questions idéologiques. Certes, ils savent entretenir la confusion et le mensonge lorsqu’ils sont dans l’opposition, mais il faut se méfier de ces gens. Je vous renvoie aux enseignements d’histoire sur les pires crimes de la colonisation et vous vous apercevrez que ce sont les socialistes qui sont les plus grands responsables. Hollande jour en effet dans une continuité sans d’ailleurs avoir l’enveloppe d’un Mitterrand. Toujours est-il que pour être vassal des Etats-Unis, ils sont prompts et légers à la fois. Ils jouent d’ailleurs le même rôle ambigu sur le plan interne en ce qui concerne la politique syndicale tant face aux travailleurs que face aux étudiants.

Que vous suggère l’attitude des Etats-Unis du Royaume uni à l’égard de l’ONU ?

Mais je ne suis point surpris de les entendre dire qu’ils se passeront de l’ONU pour aller attaquer la Syrie. C’est une autre constance dans la politique des Etats-Unis, c'est-à-dire piétiner l’ONU et ne s’en servir que quand cela arrange leurs intérêts stratégiques et géopolitiques. Les exemples sont nombreux dans l’histoire de l’organisation. Ce fut notamment le cas en Corée en 1952 et ce fut encore le cas en ex Yougoslavie. L’ONU n’existe réellement que si elle rempli les buts et objectifs de la politique étrangère des Etats-Unis et de ses alliés. On a souvent brocardé que la guerre froide est née de la volonté expansionniste du communisme. C’est une assertion complètement fausse. Même la création du pacte de Varsovie n’intervint que comme réponse à la création du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN). C’est la recherche d’avantages exorbitants dans la conduite des affaires du monde et des institutions de la coopération universelle, qui a produit la guerre froide. Or plus que même le communisme dans ses proclamations dogmatiques les plus radicales, c’est le messianisme dominateur et impérialiste des pères fondateurs des Etats-Unis qui est à la source du principal contentieux entre les nations.


Que pensez-vous de l’attitude de la Russie et de la Chine ?

Belle question ! Ecoutez, aujourd’hui ne saurait ressembler à hier, et personne dans le centres et instituts sérieux d’analyses, de planification et de projection géostratégiques, ne saurait assister sans inquiétudes nourries, à l’indifférence que semblent afficher la poignée de pays occidentaux devenus de inconditionnels des Etats Unis dans les projections arrogantes de domination du monde. Le couple exclusif de la relation russo-américaine a depuis longtemps volé en éclat, face à la montée en puissance de la Chine. Ces deux pays ont refait leur alliance et refondé des espaces de coopération et de collaboration pour mieux tenir contre l’expansionnisme des Etats-Unis. La Lybie, l’Irak, ont été des traumatismes qu’ils ne veulent pas voir se répéter, avec les mêmes acteurs, les mêmes donneurs d’ordre, les mêmes implications directes et indirectes. IL faut d’ailleurs souligner qu’il y a heureusement le conseil de sécurité pour servir de témoin. Il faut être bête pour avaliser les thèses américaines, françaises et pakistanaises.

Et maintenant, pouvons-nous évoquer le cas des régimes arabes, lesquels sont déversés comme des baleines mourantes dans la cour du grand frère Américain.

Franchement, je les trouve pitoyables, vexants, honteux. De qui parle-t-on finalement, si ce n’est de ce petit réduit de fous monarchiques qui n’ont plus aucune direction dans la projection de leurs intérêts sur la scène internationale, et par ailleurs qui sont devenus d’une manière ou d’une autre des comptoirs coloniaux américains. Depuis Nasser et Boumediene, le ponde arabo-musulman, n’a plus jamais véritablement eu un leader suffisamment éclairé, influent, respecté et charismatique. Les Etats-Unis et leurs alliés obligés ne font pas la guerre pour aider les peuples, ils font la guerre pour tester des nouveaux systèmes d’armements. Aussi étonnant que cela puisse paraître, je vous le confirme et insiste. Vous pouvez d’ailleurs vous reporter au livre que j’ai commis en Avril 2013 et qui met en exergue cette évidence avec très peu de possibilité de contestation : « violences et guerres comme instruments des systèmes de gouvernance ».

Quand la Syrie dit qu’elle va se défendre énergiquement, à quoi faudrait-il s’attendre ?

A tout en réalité. Vous savez que les systèmes d’armements évoluent très vite, trop vite même, et c’est d’ailleurs pourquoi les guerres offrent toujours le meilleurs terrain de les soumettre à l’épreuve au-delà de simples essais de prototypes hors des champs actifs des conflits. Prenez par exemple les missiles sol-sol et sol-air. Chaque acquéreur d’un modèle est capable avec un peu d’ingéniosité, de le transformer à sa guise, souvent au-delà de l’intelligence et de la compétence du fabricant. Donc, d’un point de vue strictement technique et militaire d’abord, il faut craindre le pire. Maintenant, au regard des dangers sur la stabilité globale de la région d’une part et l’agencement des rapports des forces entre les puissantes planétaires, il est fort à craindre que nombre de rapports multilatéraux en sortent modifiés durablement, voire compromis. Nous sommes en réalité revenus à une étape similaire à la période qui va de 1981 avec l’arrivée de Ronald Reagan à la Maison Blanche, à 1990 qui voit l’arrivée de Bill Clinton. Je rappelle que dans cet espace de temps, il y a eu la phénomène Gorbatchev à qui le monde doit d’avoir désamorcer tous les présupposés de menace contre la paix et la sécurité internationale. Les Etats-Unis jouent tout le temps avec la guerre comme un gamin joue avec le feu en manipulant nonchalamment des allumettes.

Quelle position adopter par les Africains face aux armes chimiques ?

C’est très amusant, votre question. N’aviez-vous pas suivi le scandale des déchets toxiques déversés par un navire européen à Abidjan et qui avait fait de nombreuses victimes ? Ces gens là nous tuent tous les jours en transformant le continent africain en dépotoir des saletés de leurs usines et de leurs laboratoires. Et avec les régimes que nous avons, il n’y a même pas lieu de protester ou encore de contrôler quoi que ce soit. Donnez quelques milliards à dirigeant africain et il vous offrira le caveau de son grand père pour déposer vos excréments. D’ailleurs, la vraie contre partie pour les dictateurs, c’est leur maintien au pouvoir. Tout ce qu’ils demandent aux maîtres occidentaux, c’est de les laisser changer de constitution comme bon leur semble pour mourir au pouvoir.

Soyez plus explicite. Nous voulons connaître votre position sur la Syrie.

Messieurs, je ne soutien pas la dictature de la famille Assad et aucune autre dans le monde non plus, mais je ne peux pas cautionner l’impérialisme, le mensonge, la pensée unique et le pillage sous de fallacieux prétextes. L’intervention américaine en Syrie est inacceptable, parce que montée sur des bases mensongères. Ils disent vouloir protéger les populations civiles, c’est bien, mais dites-mois, êtes-vous au courant que de janvier à juillet 2013, il y a eu plus de trois mille morts dans les violences interconfessionnelles en Irak ? Qui est responsable sinon les Etats-Unis. Ils sont allés semer la merde dans ce pays et ont plié bagages, laissant un pays jadis prospère dans la ruine totale. Et puis, réellement à propos des armes chimiques, il convient de rappeler que les Etats-Unis sont le seul pays au monde à avoir fait usage de ces armes de façon criminelle, sur une longue durée, de façon systématique et massive. C’était au Vietnam et ils y ont déversé plus de trois cent mille tonnes de bombes chimiques (300.000 tonnes). On parle de quoi là ? Obama devrait se taire une fois pour toute et méditer sur tous les torts causés par son pays aux autres pays de la planète. Ces gens-là ne disposent de l’autorité morale suffisante pour donner des leçons de morale militaire et d’éthique diplomatique à qui que ce soit.

Comment voyez-vous Israël dans la perspective de la guerre ouverte contre la Syrie ?

Je regrette mais, tout cela n’est pas fait pour arranger la sécurité d’Israël. Ce petit et brave pays va se retrouver dans une situation des plus inextricables. Tous les stratèges avertis des relations internationales et particulièrement ceux rompus dans les enseignements et les renseignements de la politique étrangère des Etats-Unis, savent que Washington table sur la finalisation d’une réorganisation géopolitique de la région qui configurerait de nouveaux rapports stratégiques en faveur d’Israël. C’est à l’ordre du jour depuis le début des années 1970, notamment depuis la troisième guerre israélo-arabe de 1973 dite guerre du Kippour.
La coalition des armées arabes contre l’Etat hébreux accompagnée par un blocus pétrolier contre les pays occidentaux, avaient conduit les stratèges à concevoir et à élaborer les plans qui sont mis en application aujourd’hui. C’est Bush qui a véritablement enclenché la mise en œuvre, et ce sont les attentats du 11 septembre 2001 qui ont balisé la voie.

La disparition d’Israël peut-elle être vraiment possible ?

Personne de sensée ne peut soutenir la remise en cause de l’existence de l’Etat d’Israël, ni une menace permanente, grave, et précise contre sa sécurité. Mais sans une solution globale écartant la stratégie d’humiliation des Arabes et intégrant la création d’un Etat palestinien souverain comme priorité, toutes les interventions sont vouées à un échec diplomatique retentissant, à de nouveaux attentats terroristes plus cruels, et à la déstabilisation durable des relations internationales. N’écoutez pas les fanfarons qui parlent de faire disparaître Israël, c’est une grossière bêtise, une bêtise au même titre que le discours américain qui procède par le mensonge sur la Syrie.
J’ai écouté sur les ondes de RFI, un prétendu spécialiste Africain qui avait l’air de s’emballer derrière la position américaine, très convaincu de l’accusation contre le régime de Damas. Ce qui le choque c’est que c’est le genre de nègre que l’on va chercher pour nous prostituer en leur affectant des titres académiques pompeux. La vérité n’a jamais eu besoin ni des diplômes ni des titres honorifiques quelconques pour être sue, dites et défendues. Que l’on nous fiche la paix avec des spécialistes à la solde des intérêts impérialistes et néocoloniaux obscurs.

S’il y a des traces de preuves d’usage des armes neurotoxiques ou gaz moutarde en Syrie, c’est à la supposée rébellion et ses conseillers des services spéciaux occidentaux qui sont sur le terrain qu'il faudrait demander des comptes. Aucune guerre fondée sur le mensonge ne devrait emporter la conviction des hommes et des femmes libres et dignes.

A vous écouter, tout ce qui est dit n'est que montage. Dans ce cas comment expliquer la relative unanimité qui se dégage dans la communauté internationale?

Nous revoici dans le discours convenu, les relents de pensée unique et de qualification imposée par une cohorte de médias qui se prennent pour le centre du monde. D'abord, le concept de communauté internationale est fluide, imprécis et tendancieux. Qui est donc cette communauté internationale? Par qui est-elle constituée véritablement? A votre avis l'Europe et les Etats Unis forment la communauté internationale n'est-ce pas? Il faut arrêter avec ce conditionnement bête, sectaire et imparfaite du monde. Durant des siècles ce sont les mêmes qui étaient convaincus de l'infériorité de certaines races et qui pratiquaient des exactions. Ce sont exactement les mêmes qui ont financé, orchestré et soutenu l'apartheid et ce sont les mêmes qui sont les premiers en à en faire trop autour de Mandela aujourd'hui. C'est une bande d'hypocrites à l'esprit de domination dépassé et désuet. C'est triste de constater combien les gens dans les hautes sphères stratégiques en Occident ne changent pas, refusent de tirer les leçons des mutations du monde depuis 1980. Le réalisme stratégico-diplomatique interdit dorénavant aux Etats-Unis de se comporter n'importe comment et surtout avec autant de désinvolture, dès lors que la Russie et la Chine, et mieux les pays du BRIC, affichent une unité de vue géostratégique. Enfin, j'aime vous dire que tous ceux qui claironnent sur les armes chimiques qu'auraient utilisé le régime de Bachar, savent de quel côté se trouve la vérité.

En conclusion, vous n'êtes pour cette intervention qui selon vous, menacerait la paix et la sécurité internationales?

Mais allons, chers amis, combien voulez-vous que je vous le répète. Ma position c'est non et un non catégorique. Les implications sont trop nombreuses et trop imprévisibles. Je ne dis pas qu'il faille faire la part belle au régime syrien et le préserver, je dis que l'axe de travail essentiellement belliqueux des Etats-Unis et de son meilleur ami Hollande n'est pas approprié. On pourrait faire autrement que de promouvoir une confusion totale qui consiste à combattre AL Qaeda par ici et le soutenir par là. Il ya trop de forces inconnues ou mal maîtrisées dans ce jeu, et ces forces ont une formidable capacité de nuisance avec des intellectuels, des artificiers, des financiers et des chargés de mission disposés à tout faire sauter sur notre planète. Même au Mali, je veux dire dans le Grand Sahel, je ne pense pas que nous sommes au bout de nos peines. On va encore entendre parler de ces gens. J'ai entendu Hollande pavoiser avec triomphalisme pour l'intervention au Mali, présentant le déroulement de l'élection présidentielle comme le bout du tunnel. C'est une erreur lamentable. Ils sont tous dans la logique de vite faire et abandonner les peuples derrière à leur sort. L'Afghanistan était le même schéma. Les Américains se pressaient pour bricoler des élections, pour montrer au monde qu'ils avaient réussi à instaurer la paix et la démocratie. La réalité aujourd'hui c'est que l'Afghanistan est devenu un enfer, un embarras et un piège pour tous les acteurs internes et externes.


Le mot de la fin donc.

Dès que les Etats-Unis et leurs alliés se sont aperçus que leurs fantoches appelés "armée syrienne libre" était sur le point d'être écrasé par l'armée de Bachar, allant de déroutes en déroutes, malgré la flopée de conseillers et de mercenaires divers, ils ont sorti le dernier carré, la dernière bille, la touche magique de l'arme chimique. Da ns cette affaire, la plus grosse honte doit aussi revenir à ce machin d'humanitaire appelée "Médecins sans frontières". Vous comprenez pourquoi j'ai commis un ouvrage cinglant sur les organisations dites humanitaires qui nous enfument l'air dans les pays du sud: "Les truands de la galaxie humanitaire, de la pitié à l'escroquerie" paru février 2013. Nombre d'entre elles travaillent pour les services spéciaux et se livrent à l'espionnage. Ce sont des relais des milieux impérialistes, colonialistes. On a beau traiter le président Obiang de Guinée équatoriale de tous les noms, son analyse de ces organisations n'est pas loin de la réalité.
C'est en effet cette organisation qui est revenue à la charge avec son histoire de preuves, de cinq cent personnes mortes et de milliers soignées des suites de l'arme chimique. Tout cela est trop bien coordonné.

Enfin, il me semble d'une extrême importance, que des experts juristes des pays du sud, en dépit des dictatures qui sévissent et des cadres institutionnels imparfaits, s'approprient l'idée d'une réorganisation normative positive des relations internationales à leur avantage. J'apprends que l'Iran vient dé décider de poursuivre les Etats-Unis pour avoir orchestré le coup d'Etat de 1953 qui renversa le président légitimement élu, Mossadeh. C'est une très bonne chose. Les peuples doivent se réveiller sur ce plan et monter au créneau. Depuis que nous formons des cadres, on ne peut pas dire que des experts nous manquent. Il faudra bien établir les responsabilités des pires crimes commis contre l'humanité et faire juger les responsables. Les assassinats de Lumumba, Moumié, Um Nyobè, Amilcar Cabral, Sankara et autres devraient donner lieu à des procès pour crime contre l'humanité. On verra alors qui est bien placé pour enseigner la morale et l'éthique humaniste. Des pays qui tout le long de l'histoire de l'humanité ont passé le temps à secréter et à justifier des génocides, ne peuvent pas se lever aujourd'hui pour dire qu'ils s'en vont en guerre pour protéger les populations civiles syriennes.

SHANDA TONME est notamment auteurs de quelques ouvrages significatifs dans ce domaine dont quelques uns font autorité :
-Repenser la diplomatie
-Pensée unique et diplomatie de guerre
-L’impossible paix mondiale
-Espoirs et désespoirs des nations
-Jeux et enjeux des Etats dans l’ordonnancement géopolitique planétaire
-Violences et guerres comme instruments des systèmes de gouvernance


Copyright © Icicemac, Yaoundé - Cameroun  |  29-08-2013



01/09/2013
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